Rien n'est plus affreux que de se laisser envahir par l'abominable envie de désespérer dans une abîme d'odieuses pensées suicidaires. Mon Dieu , où te mèneront tes pas?
J'ai bien plus peur pour toi que je n'en éprouve pour moi même. L'inquiétude n'est rien comparée à cette affection stridente et frustrée dépourvue de la réciprocité .
Cherche le soleil caché par tes larmes impétueuses et laisse toi guider par des pas magiques et ensorcelés qui te mèneront vers un ailleurs empreints d'espérances et de jouissance intense, dont tu ne pourrais ressentir l'amplitude tant c'est immense.
C'est la seule chose que je plains en toi. Cette incapacité à éprouver les plus faibles joies et à ignorer les plus excessives pour favoriser les tordantes douleurs subies par chaque homme. Rien n'est plus douloureus que d'exclure en son âme et conscience tous ceux qui auraient pu faire rire tes lèvres et raviver l'éclat vivifiant de tes yeux.
Je ne nomme personne.
Je ne m'adresse qu'à Toi.
Et c'est avec ces remords infondés et absurdes que je n'ose à peine t'apostropher tant ton monde si sombre au mien me refoule vers de tranchantes réalités.
J'aurais aimé que tu me connaisses et ais ce plaisir que j'ai ressenti à te connaître . Toi. Celle qui tente , dans l'enfer attendu, de marquer ses propres pas, d'une démarche oublieuse, sur un sentier perdu.*

